Les jours passent et se ressemblent
Moi je trépasse et mes mains tremblent
On me dit que la vie est ainsi
Mais je refuse d'accepter ce bonheur en sursis
On se cherche sans se trouver vraiment
On se perd dans d'innombrables tourments
Le pire c'est qu'au fond personne ne comprend
Alors chaque jour c'est un peu de soi qui meurt lentement
Mon corps est ici mais mon âme est ailleurs
Je n'attends que la nuit pour retrouver un monde meilleur
Derrière ces faux sourires, la tristesse
S'est emparée peu à peu de ma jeunesse
Chaque jour est un nouveau combat
Contre l'ennui, contre l'envie
Mais surtout contre soi
Contre la vie
Mon c½ur usé, fatigué
Ne semble plus pouvoir donner
Il a pourtant tant à offrir
Si seulement tu ne l'avais pas tant fait souffrir
C'est une bulle de chagrin
Qui m'éveille chaque matin
Une boule d'incertitude
Que plus rien ne dissimule
Peu à peu je m'éteins
Je ne perçois qu'un avenir incertain
Il ne reste que l'éloquence de mes silences
Aucune délivrance de ma souffrance